Plancher chauffant et revêtement du sol

J’ai posé le plancher chauffant directement sur l’ancien plancher du car. Il s’agit de plaque de polystyrène recouverte de feuille d’alu pur dans lesquels des sillons sont pré-creusés pour y poser les tuyaux. Il s’agit de plancher chauffant dit « de rénovation ».

Après la pose du plancher, j’ ai posé des plaques de Ctbx de 10mm pour faire une surface stable pour le lino. Je l’ai visé au plancher d’origine. 400 vis et pas une seul dans un tuyaux. Faut dire que j’avais prévu le coup en mesurant l’emplacement de chaque courbe ou boucle ainsi que les lignes droite.

Pour fixer le lino au sol de manière optimale, j’ai utilisé du double face bien costaud ! Et voilà le résultat 😍


Plaquage des mur et peinture

Ca y est le plaquage des murs est réalisé. J’ai bien sur passé mes gaines avant.

Pour le bois utilisé j’ai choisi du MDF hydrofuge, comme ca en cas de fuite ça craint moins 😅

Pour faire mon calcul de bois et mes plans de coupes, j’ai utilisé le logiciel Maxcut, disponible gratuitement ! Et ça c’est vraiment top car il permet, en rentrant les dimensions des pièces à couper et des panneaux de bois dans lesquels on va les couper, de connaître le nombre exacte de panneaux nécessaires et l’arrangement des découpe sur ces derniers ! Bref, un gain de temps et d’argent !

Pour la pose des panneaux j’ai fixé des morceaux de tasseaux au châssis du car afin d’y visser les panneaux. J’ai repéré leurs emplacements au laser pour pas en oublier.

Ensuite, peinture !!!!

Rien d’ extraordinaire, j’ai utilisé un mastic acrylique pour boucher les vis et faire les joints (sur conseil) mais ce n’était pas la meilleure idée et je les fais au mauvais moment (semaines de canicule), du coup le résultat est correct mais vraiment pas à mon goût. De plus je n’ai pas respecté le temps de séchage du mastic et il « transpire » à travers la peinture (moins maintenant mais encore un peu, je repasserai une couche de peinture après).

La zone non peinte est la cabine de douche, elle sera peinte avec une peinture hydrophobe qui utilise un primaire spécifique.


Gainage plafond, pose du pare vapeur et plaquage

J’ai trouvé sur le net de la gaine plate pour plafond, 22×10. Du coup j’ai pu la posé en creusant légèrement certaines plaques de Polyurethane.

Au début, j’ai pensé mettre les gaines sous le pare vapeur. Il c’est révélé que ce n’était pas une bonne idée et qu’il était plus facile et judicieux de les poser par dessous, afin de réduire les zones de faiblesses dans le pare vapeur.Après la pose de ce dernier j’ai donc remis les gaines, puis j’ai posé le contreplaqué Ctbx de 5mm pour faire la couche finale du plafond.



Isolation

Après de longues heures de recherches, a peser le pour et le contre de chaque produit, avec des contraintes très strictes, le choix de l’isolant à été fait.

Lorsqu’on fait des recherches pour choisir son isolant, on est inondé par une multitude de produits avec chacun leurs avantages et leurs inconvénients.

Première obstacle, l’encombrement maxi que l’on souhaite laisser pour notre isolant. Et oui on est dans des environnements assez restreins lorsque qu’on aménage un véhicule, et chaque centimètre est important. Ici mon principal soucis, c’est la hauteur sous plafond. Je mesure quand même 1m85 et le car d’origine dispose de 1m95 au centre (moins sur les cotés). Avec cette contrainte, j’ai décidé de mettre 5cm d’isolant maxi au plafond (le sol est isolé avec le plancher chauffant 😉 )

Maintenant qu’on a cette donnée, on va pouvoir choisir notre matériaux.
Deuxième obstacle, les valeurs du coefficient d’isolation. Vous tomberez forcément sur les fameux multicouches, qui dans l’idée sont séduisants mais dont aucun test, même avec les nouvelles procédure de 2016, le donne pour plus de R=1 quand il est seul. Souvent les fournisseurs annoncent un R bien supérieur, mais en petit, il est écrit « en complément avec notre produit…. de 10/15cm d’épaisseur ». Alors bien sur chacun fait comme il peut avec ses contraintes, je pense notamment aux fourgons, et, choisi donc le meilleur produit pour son habitacle.
Un autre produit assez apprécié des aménageurs, la mousse polyuréthane projetée. Après de très nombreuses recherches et discussions avec des professionnels du secteur, un constat s’impose: la mousse projeté c’est top et pratique a mettre en place. En revanche, pour expanser la mousse on utilise un gaz cancérogène, le panthane. En effet ce dernier est libéré dans l’air lors de la pose pendant 3/4 jours et normalement l’émission est stoppée tant que l’on ne touche pas la mousse. Mais dans un habitat roulant, les vibrations vont venir fragiliser les liaisons entre la mousse et les éléments du châssis sur lequel elle est fixée, libérant ainsi le gaz de manière presque continue. Alors bien-sur, il n’y a pas eu de grandes études sur le cas mais un peu de bon sens et de logique font l’affaire pour moi.

Le troisième obstacle est l’humidité. En effet dans un habitat confiné comme un camping car, la condensation peut vite devenir un problème majeur et entrainer des dégâts.
La cuisson des pâtes, la douche ou même la respiration la nuit par temps froid et humide génère une grande quantité de condensation. Bien-sur vous avez pensé aux aérations hautes et basses pour la chasser, mais nos châssis sont pleins de recoins et de petits angles dans lesquels elle va venir se cacher et faire son œuvre.
Il est donc primordial de choisir un matériaux imputrescible pour limiter les dégâts. L’ajout d’un pare-vapeur par dessus peut être une bonne idée, encore une fois pour réduire les risques de dégradation de l’isolant, du châssis et de l’aménagement.
Avec cette info ça limite encore les choix, car tout ce qui est végétal ou animal est souvent sujet à pourriture en cas d’humidité et nécessite un traitement spécial (et couteux).

Le dernier obstacle, c’est le porte monnaie. Le nerf de la guerre comme dit je sais pas qui 😀
Et oui il y a des solutions plus ou moins écolo, recyclable etc… Mais tout a un prix.

Avec toutes ces données il ne me reste plus grand choix. Pour mon car, pour sa facilité de mise en place et son prix, j’ai choisi les panneaux de mousse polyuréthane. (WTF, il dit que c’est dangereux et il en met, il est c.. ou quoi ?!) Il faut savoir que comme les panneaux ne sont pas liés à la structure directement comme la mousse projetée, les risques décrits plus haut sont nettement moindres (mais présent). Outre ce fait, son R est le meilleur du marché dans la catégorie 5cm et le prix du m² est tout a fait correct.

Maintenant place aux photos !
PS: Comme un boulet j’ai enlevé tout le polystyrène des parois latérales et je l’ai jeté, alors que je devais le garder pour faire la mise à 0 avec les montants de fenêtres qui seront également isolés. J’ai donc utilisé celui retiré du plafond que je devais utiliser pour les soutes et j’ai refait toutes les parois avec un outillage maison 😀